Les pourparlers n’ont duré que quelques heures. Mais à la sortie des négociations sur le nucléaire iranien qui se tenaient à Genève, en Suisse, mardi 17 janvier, entre Américains et Iraniens, Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, vantait la possibilité d’un « deal » que lui réclame le président Donald Trump. « Nous sommes parvenus à un accord de principe avec les Etats-Unis. Les deux parties vont travailler sur d’éventuels documents d’accord et se les échanger », expliquait, devant la presse de son pays, le représentant du régime, évoquant des négociations « sérieuses, constructives et productives. » Plus positives, estime le ministre, qu’après le premier round des pourparlers du 6 février, à Oman. Des « progrès » ont été réalisés, mais « il y a encore beaucoup de détails à discuter », commentait en écho un officiel américain cité par le site d’informations Axios, qui évoque un nouveau rendez-vous dans une quinzaine de jours.
L’existence d’un dialogue entre l’Iran et les Etats-Unis pour contraindre le régime à cesser d’enrichir l’uranium pour se doter de la bombe pourrait réjouir l’Europe et les pays du voisinage de l’Iran. S’approcher d’un accord éloigne l’hypothèse de frappes militaires américaines. Donald Trump répète qu’un échec des négociations le conduirait à mener une attaque militaire « plus grave » que celle de juin 2025, lors de la « guerre de douze jours ». Aucun ultimatum n’a été fixé, mais une « armada » composée notamment d’un porte-avions, est aux abords de l’Iran, prête à frapper, prévient-il. Les Européens craignent, comme nombre de pays du Golfe et du Proche-Orient, qu’une telle opération ne conduise à un embrasement régional.
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