La pression monte pour Shein, le géant du commerce en ligne. Mardi 17 février, après des mois de demandes d’informations et d’échanges avec l’entreprise chinoise, la Commission européenne a décidé d’ouvrir formellement une enquête pour violations potentielles du règlement sur les services numériques (Digital Services Act, DSA). « Shein n’a pas suffisamment analysé les risques qu’elle fait prendre aux consommateurs », a affirmé un porte-parole de la Commission, lors d’un point presse.
Le régulateur européen va donc investiguer sur plusieurs fronts. Le premier d’entre eux est bien celui de la vente de produits illégaux sur la plateforme en ligne. Les ventes, en France, de poupées pédopornographiques et d’armes de poing font partie des exemples marquants pointés par l’exécutif bruxellois. Les articles non conformes aux normes sanitaires ou de sécurité européenne sont légion un peu partout en Europe et transitent par des plateformes d’e-commerce comme Shein ou Temu. Il peut s’agir de jouets, de vêtements, de bijoux.
En décembre 2025, huit pays européens, dont la France, avaient écrit à la Commission européenne pour lui demander d’agir face à la « concurrence déloyale » et au « risque systémique » que font peser des plateformes comme Shein ou Temu sur les consommateurs. Le message a été entendu par la Commission. En son sein, une source évoque aujourd’hui les « fortes suspicions » à l’encontre de Shein au sujet d’un « risque sous-estimé » par l’entreprise et d’une action trop timorée pour « limiter ces risques » et empêcher, par exemple, la vente de produits illégaux.
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