Et si on arrêtait de vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain ? Alors que la France entre dans une phase déterminante pour la consolidation de sa stratégie nationale des données de santé, marquée à la fois par des choix de gouvernance, des arbitrages budgétaires et la finalisation des textes de mise en œuvre de l’espace européen des données de santé, il est utile de rappeler les acquis du Health Data Hub (HDH), autrement appelé plateforme nationale des données de santé – d’autant plus que circulent dans des médias des jugements négatifs à son sujet.
Le HDH est aujourd’hui un outil pleinement opérationnel. Il constitue un actif stratégique pour notre pays, dont la consolidation est essentielle pour accompagner les transformations à venir du système de santé et des parcours de soins, évaluer les innovations, documenter l’hétérogénéité territoriale des soins pour la corriger et faire avancer les connaissances pour mieux prévenir et guérir.
Créé en 2019 à la suite du rapport du mathématicien et député Cédric Villani sur l’intelligence artificielle, le HDH répondait à une évidence : la France dispose de l’un des patrimoines de données de santé les plus riches au monde, mais peinait à le mobiliser au service de la recherche, de la santé publique et de l’innovation. Le HDH a été conçu pour lever ce paradoxe, en accélérant, unifiant et sécurisant l’accès aux données, dans un cadre juridique et technique exigeant, au bénéfice de l’intérêt général.
Un succès opérationnel
Le HDH est aujourd’hui un succès opérationnel. En trois ans, il a constitué une équipe d’environ 100 collaborateurs, démontrant qu’une structure publique peut attirer des talents technologiques de haut niveau et livrer rapidement des services complexes. Ce dynamisme est reconnu au niveau européen : le HDH coordonne actuellement neuf pays engagés dans la préfiguration de l’espace européen des données de santé, positionnant la France comme un acteur de référence.
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