Le Fitburg, un imposant cargo de 132 mètres de long en provenance de Saint-Pétersbourg (Russie), n’a pas pu rejoindre Haïfa (Israël) comme il le prévoyait. Le 31 décembre 2025, en cette nuit du Nouvel An, le navire, battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a été immobilisé par les autorités finlandaises. Le cargo, qui a depuis été autorisé à reprendre la mer, est soupçonné d’avoir endommagé un câble sous-marin de télécommunications reliant Helsinki à Tallinn, dans le golfe de Finlande, après avoir laissé, selon les enquêteurs, son ancre racler les fonds marins sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Le problème, c’est que ces incidents et sabotages présumés des câbles sous-marins, vitaux pour le bon fonctionnement d’Internet et des communications intercontinentales, vont désormais crescendo dans la mer Baltique et ses environs, depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022. Ils impliquent aujourd’hui souvent des navires soupçonnés d’appartenir à la flotte fantôme russe, ces pétroliers à la propriété floue, qui contournent les sanctions de l’Union européenne (UE), des Etats-Unis et du G7.
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