« La Colombie a commencé la destruction de cultures de coca avec des drones », et le soutien du gouvernement américain, a déclaré sur X, vendredi 13 février, l’ambassade des Etats-Unis à Bogota alors que le pays a repris les épandages de glyphosate par les airs pour lutter contre la prolifération des champs de coca. « Cette technologie pourrait être fondamentale : moins de cultures de coca, plus de sécurité en Colombie, moins de drogues mortelles qui arrivent dans les rues américaines », s’est-elle félicitée.
Les épandages de glyphosate par avions avaient été interdits en Colombie en 2015 en raison des risques pour la santé humaine. Mais le président colombien, Gustavo Petro, qui avait constamment critiqué l’utilisation du glyphosate lorsqu’il était sénateur d’opposition, a revu sa position. Son gouvernement avait annoncé en décembre la reprise de cette pratique, répondant aux exigences américaines.
Les Etats-Unis de Donald Trump exercent une forte pression sur la Colombie, plus gros producteur de cocaïne, pour qu’elle limite le narcotrafic, alors que la production et les exportations de cette drogue ont augmenté depuis l’arrivée au pouvoir de M. Petro. Les relations bilatérales se sont quelque peu détendues depuis une rencontre au début du mois entre Gustavo Petro et Donald Trump, qui ont semblé trouver un terrain d’entente après des mois d’escalade verbale.
Une nouvelle méthode d’épandage sous surveillance
La nouvelle mesure prévoit que les drones voleront à une altitude maximale de 1,5 mètre au-dessus des plants de coca et procéderont à une pulvérisation contrôlée afin d’éviter que le produit chimique n’affecte les populations riveraines ou les écosystèmes, a souligné le ministre de la justice par intérim, Andrés Idárraga. L’épandage aura lieu dans les fiefs du trafic de drogue où les organisations armées « contraignent les agriculteurs à cultiver des feuilles de coca », a-t-il précisé.
Des habitants s’opposent au glyphosate pour des raisons de santé et parce qu’il détruit les cultures légales. Ils ont également signalé des malformations congénitales à la suite d’épandages. Différentes organisations indigènes et paysannes s’étaient déjà opposé à cette pratique, poussant la Cour constitutionnelle a empêché l’ancien président, Ivan Duque (2018-2022), de reprendre l’épandage de glyphosate.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre les effets potentiellement cancérogènes de cet herbicide particulièrement efficace.











