C’est l’histoire de Pierre, un sexagénaire qui ne sait pas vivre sans amour et qui décide, après la mort de sa femme, de revenir à son premier coup de foudre de jeunesse. Parka sur le dos, ce gars de province débarque tard le soir dans l’appartement parisien chic et bourgeois de Carole et Vincent pour reconquérir celle qu’il avait enlacée à « la boum de Véro ». C’était il y a « 39 ans, 8 mois et deux semaines », il s’en souvient comme si c’était hier, contrairement au couple décontenancé par cette visite inopinée.
Pierre l’intrus, qui trimballe dans son sac de voyage l’urne de son épouse, c’est Patrick Bruel. Quinze ans après le triomphe du Prénom, comédie culte de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, le comédien et chanteur fait son retour sur scène au Théâtre Edouard-VII à Paris, aux côtés de Stéphane Freiss (Vincent) et de Marine Delterme (Carole) dans Deuxième partie, la nouvelle pièce de Samuel Benchetrit.
Grâce à une belle complicité, ce trio de têtes d’affiche, mis en scène par l’inévitable Ladislas Chollat, fait parfaitement le job pour incarner ce couple et cet ami désassortis. Sorte de boulevard modernisé, Deuxième partie pose l’éternelle question de l’usure de la vie à deux après trente ans de mariage et le départ des enfants, ravive les premiers émois jamais oubliés et s’interroge sur nos envies cachées ou retenues de réveiller nos existences, la soixantaine passée.
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