Sur la base 101, dans le secteur militaire de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, au Niger, un contingent italien semble être une anomalie géopolitique. Le site abrite, dans un contexte sécuritaire instable et au voisinage de fûts remplis de 1 000 tonnes de concentré d’uranium confisqués par la junte nigérienne à l’entreprise française Orano (ex-Areva), des militaires nigériens, des éléments d’Africa Corps, le dispositif du ministère russe de la défense dédié à l’Afrique et, donc, plusieurs centaines de soldats italiens.
Lundi 9 février, le chef d’état-major des armées italien, Luciano Portolano, s’est rendu à Niamey, dix jours après que la base a été attaquée par des djihadistes affiliés à l’Etat islamique au Sahel. Ces combattants, qui ont endommagé des bâtiments et des appareils stationnés sur le site, ont été repoussés par les forces nigériennes et leurs alliés russes, sans que les militaires italiens ne prennent part aux combats.
Leur effectif, sur lequel les autorités italiennes ne communiquent pas de manière précise, est estimé à 300 hommes, dans le cadre de la Mission bilatérale de soutien à la République du Niger. Ils sont les seuls Occidentaux à être restés sur place après le coup d’Etat de 2023 qui avait précipité le départ des Français, puis des Américains, et même d’une quarantaine d’Allemands du Niger.
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