Le Guide vert fête ses 100 ans cette année, et il a d’abord été rouge. Publié en 1926, le premier guide de voyage Michelin, consacré à la Bretagne, proposait une vingtaine d’itinéraires dans la région. Avec la démocratisation de l’automobile, Michelin espérait que les propriétaires de voiture arrêteraient de faire le tour de leur pâté de maisons juste pour rendre jaloux leurs voisins, mais utiliseraient enfin leurs véhicules pour voyager loin et longtemps. Et donc, qu’ils usent leurs pneus.
Quand les panneaux de signalisation n’existaient pas encore, le lecteur trouvait dans ces ouvrages une mine d’informations essentielles : les directions à prendre, des précisions sur l’état des routes, l’existence de côtes particulièrement escarpées ou de virages en épingle à cheveux. Rien n’était oublié, dont les adresses des garages, hôtels et restaurants. Les plans étaient fournis en abondance, même ceux des petites villes, tout comme les illustrations sur le patrimoine des principales localités touristiques.
Pour les 100 ans de cette collection, Michelin a ouvert à la presse ses archives habituellement fermées au public, mercredi 11 février. Elles jouxtent le musée L’Aventure Michelin à Clermont-Ferrand, qui abrite un avion biplan Breguet 14, des voitures ou une locomotive micheline. La collection regroupe des millions d’objets liés à Michelin : 200 000 photos, des stocks incroyables d’affiches, des statuettes rarissimes de la mascotte Bibendum… La salle des cartes et guides abrite l’intégralité de la collection des guides de tourisme, soit plus d’un millier de références.
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