La salle est comble. Sur la scène, Valérie Rueda, candidate socialiste à la mairie d’Aurillac, laisse transparaître son émotion devant les 450 personnes venues au lancement de sa campagne au centre des congrès de la préfecture du Cantal, mercredi 28 janvier. « Merci beaucoup d’être aussi nombreux. Je vais reprendre mon souffle. Je savoure ! », se réjouit-elle. Suit un rapide discours rappelant son attachement « aux valeurs humanistes » et à « une politique qui rassemble plutôt qu’elle ne divise », avant la présentation de ses colistiers.
Parmi eux, un « invité de marque », qui n’est autre que Pierre Mathonier, maire socialiste de la ville depuis 2013, qui a choisi de passer la main à son adjointe à la vie associative mais figure en quatrième position sur sa liste. La situation a un parfum d’inédit pour les Aurillacois : c’est la première fois depuis 1977 que le maire sortant ne se représente pas. Et tous les candidats déclarés, quatre actuellement, sont de nouvelles têtes.
De quoi rebattre les cartes dans cette ville historiquement à gauche où la droite progresse. Si Pierre Mathonier a remporté les élections dès le premier tour en 2014, en 2020, 408 voix ont séparé sa liste, unissant le MoDem et les partis de gauche (hors La France insoumise, LFI), de celle de la droite menée par Jean-Antoine Moins (Les Républicains, LR). La gauche l’a cependant largement emporté au second tour, avec 59,2 % des suffrages.
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