Le port de Balboa, géré par CK Hutchison (basé à Hongkong), à l’entrée du canal de Panama, dans la ville de Panama, au Panama, le 12 mars 2025.

Une filiale du groupe hongkongais CK Hutchison a engagé une procédure d’arbitrage contre le Panama après l’annulation de sa concession pour exploiter deux ports sur le canal, a annoncé l’entreprise, mardi 3 février dans un communiqué.

Dénonçant une « campagne de l’Etat panaméen dirigée spécifiquement » contre elle, Panama Ports Company (PPC) a affirmé subir des « dommages graves » en raison d’une « série d’actions abruptes » de la part du pays d’Amérique centrale.

La Cour suprême panaméenne a invalidé, le 29 janvier, la concession dont jouissait cette compagnie pour exploiter deux ports situés aux deux extrémités de cette voie, provoquant une vive réaction de Pékin qui a promis de « protéger les droits et les intérêts légitimes de ses entreprises ».

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« La République du Panama n’a pas respecté le contrat ni les lois applicables. PPC demande une indemnisation importante basée sur une évaluation des données financières pertinentes, sujette à une résolution rapide, et certaines autres solutions, si cela s’avère nécessaire », a, de son côté, fait valoir, mardi, le groupe, sans avancer de montants.

Différend entre la Chine et les Etats-Unis

Le canal de Panama, voie stratégique pour le commerce mondial, est le théâtre d’un différend entre ses deux principaux utilisateurs, la Chine et les Etats-Unis.

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Washington cherche à limiter l’influence de Pékin sur le canal, le président américain, Donald Trump, ayant menacé à plusieurs reprises de le refaire passer sous contrôle américain.

La Cour panaméenne a jugé la concession inconstitutionnelle, car avantageant de façon « disproportionnée » le groupe PPC, sans « aucune justification » et « au détriment des caisses de l’Etat ».

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La concession doit être reprise à titre temporaire par le géant danois du transport maritime Maersk.

Le Monde avec AFP

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