Yannick Agnel, à Bellerive-sur-Allier (Allier), le 3 juillet 2016.

L’ancien champion olympique de natation Yannick Agnel sera mis en accusation devant la cour criminelle du Haut-Rhin pour des faits de viol et d’agression sexuelle sur mineure, a confirmé, jeudi 15 janvier, la cour d’appel de Colmar, qui a rejeté son recours.

En mai, un juge d’instruction de Mulhouse avait ordonné le renvoi devant la cour criminelle du sportif de 33 ans, soupçonné d’avoir eu une relation en 2016 avec la fille de son entraîneur, alors âgée de 13 ans. Yannick Agnel, qui a toujours plaidé une relation consentie et amoureuse, avait fait appel de cette décision. Mais la cour a estimé jeudi qu’il existait des charges suffisantes à son encontre.

Présent à la cour de Colmar, Me Thomas Wetterer, l’avocat de la jeune femme, n’a pas souhaité commenter la décision à ce stade. Les avocats du sportif mis en examen ont encore cinq jours pour se pourvoir en cassation.

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« Faits constitutifs de viols et d’agressions sexuelles »

Ancien pensionnaire du Mulhouse Olympic Natation, Yannick Agnel est accusé de viols et d’agressions sexuelles survenus entre le 1er janvier et le 31 août 2016 sur la fille de son entraîneur, Lionel Horter, chez qui il était hébergé. Les faits présumés se seraient déroulés à Mulhouse, mais également à l’étranger, en Thaïlande (où le Mulhouse Olympic Natation se rend régulièrement en stage) ou à Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux olympiques de 2016.

L’enquête avait débuté à l’été 2021 à la suite du dépôt d’une plainte de la jeune femme − également licenciée au club à l’époque, elle a depuis abandonné la natation. Yannick Agnel avait été mis en examen cinq mois plus tard, le 11 décembre 2021.

A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, le nageur avait « reconnu la matérialité des faits reprochés, même si pour certains viols il a un problème de mémoire », avait expliqué la procureure de la République d’alors, Edwige Roux-Morizot.

Yannick Agnel, qui encourt vingt ans de prison, a toujours nié l’emprise qu’il pouvait avoir sur la jeune fille. Mais Mme Roux-Morizot avait estimé que les faits étaient « constitutifs de viols et d’agressions sexuelles en raison de la différence d’âge » et d’une « véritable contrainte morale ».

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Le Monde avec AFP

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