
Cinq heures trente d’une représentation renversante, quatre entractes et des minutes qu’on ne sent pas passer : vu à la Comédie de Genève, en Suisse, et présenté à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, à Paris, Vudu (3318) Blixen est l’un des spectacles les plus prenants d’Angelica Liddell.
Premier volet de la « Trilogie des funérailles » écrite par l’artiste espagnole, la représentation s’ouvre sur la vision d’une femme nue qui « baise » un cadavre et s’achève sur celle d’une fillette noire couchée dans un cercueil blanc, tandis qu’un notaire lit les directives anticipées de la performeuse pour ses funérailles. Deux scènes saisissantes entre lesquelles se déplie une sublime messe noire. Chrysanthèmes à terre, veillée funèbre, requiem et coups de canon : Vudu… célèbre les ténèbres par une cérémonie qui évolue d’un décor bleu doux au noir total de la cage de scène, avant de se clore sur un plateau drapé de rouge. Positionnée au centre névralgique de l’espace, la comédienne étire les fils de son récit.
Il vous reste 75.82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


