
« C’est un très beau projet pour le pôle luxe ». Le comité social et économique (CSE) qui s’est tenu vendredi 16 janvier chez Prisma media (Capital, Femme Actuelle, Télé Loisirs, etc.) a levé le voile sur ce « très beau projet » évoqué la veille, lors d’une rencontre avec la presse, par le vice-président du groupe, Gérald-Brice Viret. A savoir : Vivendi s’apprête à racheter au groupe de presse qu’il contrôle via sa holding Louis Hachette Group, les titres The Good Life, Ideat, Milk, Côté Maison ainsi que la licence de Harper’s bazaar. « Le prix de cession reste confidentiel, mais Vivendi paierait une partie de cet achat, tandis que l’autre correspondrait à une prise de participation dans Prisma », explique Emmanuel Vire, cartographe à Géo et délégué syndical SNJ-CGT.
Au regard de la stratégie suivie ces dernières années, l’opération a de quoi interroger. En effet, après qu’en 2021 Vincent Bolloré avait mis la main sur Prisma, il avait dû se séparer de son titre le plus rentable, le magazine people Gala − sur demande de l’antitrust européen. Pour rattraper la perte de chiffre d’affaires occasionnée, le groupe avait choisi de développer son portefeuille de titres prisés de ces puissants annonceurs que sont les grandes marques. Ce plan a-t-il fait long feu ? Selon une source syndicale, malgré un chiffre d’affaires « de 23 à 25 millions d’euros annuels », le pôle luxe afficherait « entre 1 et 2 millions d’euros de pertes en 2025 ».
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