Des évêques arrivent à l’assemblée plénière des évêques de France, à Lourdes (Hautes-Pyrénées), le 24 mars 2026.

La nouvelle est tombée jeudi 26 mars, peu avant midi. Les évêques, réunis en séance plénière dans la ville de Lourdes (Hautes-Pyrénées) depuis lundi s’apprêtaient à entrer dans la basilique Notre-Dame-du-Rosaire pour leur messe quotidienne. Quelques dizaines de minutes après, ils devaient rendre public leur nouveau dispositif pour l’accompagnement et l’écoute des victimes de violences sexuelles mineures de l’Église.

C’est à ce moment que le combat judiciaire d’une ancienne victime est venu perturber cet agenda millimétré et la présentation sur laquelle ils travaillaient depuis des jours. La nouvelle est venue sous la forme d’une dépêche de l’Agence France-Presse. Les efforts acharnés d’un homme pour faire reconnaître son préjudice au civil, accusant un évêque de violences sexuelles entre 1972 et 1975, ont fini par aboutir.

Selon un arrêt que Le Monde a pu consulter, Jean-Michel Di Falco, ancien évêque de Gap et d’Embrun (Hautes-Alpes) et ancien auxiliaire de Paris, a été condamné par la cour d’appel de Paris à verser 200 000 euros à Pierre-Jean Pagès, mineur au moment des faits, qui l’accuse d’agression sexuelle et de viol alors qu’il était directeur du collège Saint-Thomas d’Aquin, à Paris.

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