Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, à Budapest, le 23 mars 2026.

Décidément, Viktor Orban a décidé de faire payer cher à Kiev le fait que l’oléoduc Droujba (« amitié » en russe), qui passe par l’Ukraine pour livrer du pétrole russe à son pays, soit hors d’état de fonctionnement. En attendant qu’il soit réparé, la Hongrie compte « réduire progressivement les livraisons » à son voisin, a annoncé, mercredi 25 mars, le premier ministre hongrois, en pleine campagne électorale avant le scrutin législatif du 12 avril. « Tant que l’Ukraine ne fournira pas de pétrole, elle ne recevra pas de gaz de la part de la Hongrie », a-t-il ajouté.

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« La seule conséquence en serait de priver la Hongrie et les Hongrois de plus de 1 milliard de dollars », a réagi le porte-parole du ministre des affaires étrangères ukrainien, Heorhii Tykhyi. Il a assuré que l’Ukraine « savait où trouver du gaz si la Hongrie arrêtait ses approvisionnements », alors même que la Hongrie est aujourd’hui l’un de ses principaux fournisseurs de gaz (45 % de ses importations en 2025 et 15 % de sa consommation).

Viktor Orban, qui accuse le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de ne rien faire pour remettre Droujba en marche, bloque déjà, pour ce même motif, l’aide de 90 milliards d’euros qu’il s’est engagé, avec les Vingt-Sept, à apporter à Kiev en 2026 et 2027, ainsi que l’adoption du vingtième paquet de sanctions contre la Russie. Lors d’une rencontre avec ses homologues, à Bruxelles, jeudi 19 mars, le dirigeant nationaliste a été vivement critiqué pour son comportement « inacceptable », sans que cela fasse pour autant changer d’avis ce proche de Moscou.

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