
Une sirène est un appareil qui produit un puissant signal sonore. C’est aussi un être mythologique qui trompait les marins pour les guider sur des écueils. En astrophysique, les « sirènes standards » sont une manière de déterminer la constante de Hubble (H0), directement reliée à la vitesse d’expansion de l’Univers, à l’aide d’ondes gravitationnelles. Une stratégie différente des techniques classiques, fondées sur l’éloignement des galaxies ou des supernovae.
Une étude parue dans Physical Review Letters mercredi 11 mars braque son projecteur sur cette méthode. Des chercheurs des universités de Chicago et de l’Illinois apportent une nouvelle contribution dans la détermination de H0. Cette constante fait l’objet d’une controverse, appelée « tension de Hubble », autour des techniques employées pour l’estimer. « L’utilisation de nouvelles méthodes peut compenser les erreurs systématiques inhérentes aux méthodes classiques », explique Vivian Poulin-Détolle, cosmologiste au CNRS au Laboratoire Univers et particules à Montpellier.
« Les ondes gravitationnelles sont une autre manière de mesurer l’expansion de l’Univers », défend Frédérique Marion, directrice de recherche au CNRS au Laboratoire d’Annecy de physique des particules – une méthode dite « des sirènes standards », en référence à la nature ondulatoire des événements étudiés.
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