
Devant les grilles du ministère de l’enseignement supérieur, dix étudiants alignés portent chacun sur leur dos un cercueil marqué d’une lettre peinte en blanc, pour scander le mot U-N-I-V-E-R-S-I-T-E.
Quelque 400 personnes étaient rassemblées le 10 mars à la mi-journée à l’appel de l’UNSA, la CFDT, la FSU, la CGT, SUD et les principales organisations étudiantes, pour alerter sur le danger qui guette le service public de l’enseignement supérieur, faute de moyens adéquats.
Les syndicats estiment qu’il manque au moins 8 milliards d’euros pour répondre aux besoins. « Il s’agit d’un véritable plan social avec le non-renouvellement des départs à la retraite des enseignants et la diminution de l’offre de formation pour les étudiants », estime Emmanuel de Lescure, secrétaire général du Snesup-FSU, qui rappelle que la quasi-totalité des universités ont voté des budgets en déficit.
Au même moment, au ministère, se tenait une réunion budgétaire du conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, organe consultatif où la répartition des moyens entre établissements devait être abordée.
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