
Chaque année, le Super Bowl réunit plus de 100 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis. Et même cinq fois plus dans le monde entier. Mais l’édition 2026 de la finale de la ligue nord-américaine de football américain (NFL), qui mettra aux prises les New England Patriots et les Seattle Seahawks, dimanche 8 février (0 h 30, lundi, heure de Paris) à Santa Clara (Californie), n’aura pas pour simples enjeux ceux du sport, ou du divertissement.
Dans un contexte crispant, le 3 février, Cathy Lanier, la cheffe de la sécurité de la NFL, assurait qu’il n’y avait « pas d’opération prévue de l’ICE [l’agence fédérale anti-immigration américaine, aux méthodes agressives, depuis décembre 2025 aux Etats-Unis], ou des forces de lutte contre l’immigration, autour du Super Bowl ». Si cette affirmation pouvait rassurer les 68 500 fans attendus, elle contredisait toutefois celle de la secrétaire adjointe du département de la sécurité intérieure, Tricia McLaughin. Le 27 janvier, elle annonçait dans un communiqué la présence de la police de l’immigration au Super Bowl, pour « garantir la sécurité de toutes les personnes impliquées ». Sa responsable, Kristi Noem, avait même déclaré, début octobre, que les agents fédéraux seraient « omniprésents », et que personne ne devrait assister à l’événement « à moins d’être des Américains respectueux des lois, qui aiment ce pays ».
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