Une couresse des Saintes (Alsophis sanctonum), îles des Saintes, en Guadeloupe.

Pour espérer apercevoir la couresse des Saintes (alsophis sanctonum), une couleuvre endémique, non venimeuse, il faut grimper à l’aube les pentes escarpées du Chameau, le point culminant de l’archipel des Saintes, à 300 mètres. Dans cette forêt sèche protégée de Guadeloupe, où elle réside, il faut aussi un peu de chance pour la distinguer, sauf à faire usage des pièges photographiques que des scientifiques de l’archipel ont installés sur les flancs de cette colline de Terre-de-Haut, il y a quelques mois et toujours visibles ce 5 mars. Ces dispositifs accrochés aux arbres, parfois pointés vers le sol, permettent d’enregistrer les passages des animaux, notamment les reptiles qui vivent dans la forêt xérophile.

En 2022, 10 couresses ont été vues en près de onze heures de prospection, dans le cadre d’une large étude sur l’état des lieux des reptiles endémiques et des vertébrés. Ce travail a permis d’établir que « parmi les reptiles », dont le groupe est un des plus menacés dans l’archipel, « la moitié des espèces qui présentent un risque d’extinction vivent sur les îles des Saintes ».

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