Photo diffusée le 22 mars 2021 par le service de presse de la marine nationale française montrant des militaires posant le 21 mars 2021 à bord du porte-hélicoptères amphibie « Dixmude », dans le golfe de Guinée, à côté de six tonnes de cocaïne saisies à bord d’un navire battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis.

Une vague blanche déferle sur l’Afrique de l’Ouest. Le trafic de cocaïne y connaît une expansion rapide, au point qu’en 2025 au moins 30 % de la poudre consommée en Europe transiterait par la région. Selon l’Indice mondial du crime organisé, il s’agit du marché criminel ayant enregistré la plus forte croissance en Afrique de l’Ouest entre 2019 et 2025.

Lucia Bird Ruiz, directrice de l’Observatoire des activités économiques illicites en Afrique de l’Ouest au sein du Global Initiative against Transnational Organized Crime (GI-TOC), une organisation qui s’intéresse au crime organisé à travers le monde, analyse dans un rapport publié le 11 mars les ressorts qui font de la sous-région une plaque tournante majeure du trafic.

L’Afrique de l’Ouest est identifiée comme zone de transit de la cocaïne depuis les années 2000. Qu’est-ce qui explique l’accélération récente du trafic dans la région ?

Cet essor s’inscrit dans une dynamique globale. L’augmentation sans précédent de la production de cocaïne en Amérique latine a considérablement accru les volumes disponibles sur le marché mondial. Parallèlement, la demande européenne a fortement progressé au cours de la dernière décennie.

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