Des combattants de l’Armée de libération oromo, dans la région Oromia, en Ethiopie, le 2 juin 2025.

La vie de Lalistu (pour leur sécurité, les personnes citées ont été anonymisées) bascule en 2020. Une nuit, des membres de l’Armée de libération oromo (ALO) font irruption chez elle et veulent embarquer sa fille, Sabontu, 12 ans. La mère de famille et son mari s’interposent, et ce dernier est tué par les combattants. Lalistu et Sabontu sont kidnappées et emmenées dans une forêt alentour.

Durant trois semaines, elles seront retenues captives dans une grotte, les mains en permanence attachées à un arbre. « Ils ont d’abord violé mon enfant. Puis, quand j’ai crié : “Pourquoi lui faites-vous ça ?”, ils m’ont poignardée et ont aussi commencé à me violer, décrit-elle. Tous les jours, deux fois par jour, quinze hommes nous ont violées, ma fille et moi. Ils se relayaient. »

Le récit de Lalistu fait partie des témoignages compilés dans un rapport d’Amnesty International, « No One Came to my Rescue » (« personne n’est venu à mon secours »), publié vendredi 6 mars. Pour cette enquête, l’ONG a interrogé dix survivantes de viols collectifs, dont sept étaient mineures au moment des agressions, et a pu avoir accès à leurs dossiers médicaux.

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