Le gouvernement a annulé les débats sur le budget prévus vendredi et lundi
L’annonce est tombée à minuit jeudi soir, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Les débats sur le budget sont interrompus et ne reprendront pas vendredi et lundi comme prévu.
« Nous nous éloignons définitivement d’un texte de compromis acceptable par une majorité de députés », a justifié M. Panifous, expliquant que le premier ministre, Sébastien Lecornu, ferait des propositions vendredi « pour permettre une promulgation d’un budget de compromis ».
« On a donné toutes ses chances au débat » mais « nous avons des saboteurs à l’Assemblée nationale », La France insoumise et le Rassemblement national, a accusé sur France 2, vendredi matin, la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, en première ligne dans les discussions avec les forces politiques qu’elle a déjà réunies à plusieurs reprises à Bercy.
Le gouvernement est « seul responsable pour avoir voulu imposer un texte minoritaire, il n’en fait pas moins porter la responsabilité à l’Assemblée », estime pour sa part Eric Coquerel, président de la commission des finances (La France insoumise).
Cette fenêtre de quatre jours, jusqu’à mardi, doit permettre à M. Lecornu de trouver un budget de compromis, avant de le faire passer dans la foulée, mais sans vote, en recourant soit à une ordonnance, soit à l’article 49.3 de la Constitution.

