La journaliste Sonia Mabrouk, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 29 février 2024.

L’affaire aurait pu se conclure en 2025. Prise au piège d’une interminable clause de cession, qui a vu les départs de journalistes se succéder pendant un an, jusqu’à la fin mai 2025, BFM-TV était en quête de nouvelles têtes d’affiche. Débaucher Sonia Mabrouk de CNews et d’Europe 1, se disait-on alors dans l’état-major du groupe CMA Média, permettrait de remplumer l’éventail, quelque peu dépouillé, d’incarnations fortes de la chaîne.

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Rodolphe Saadé lui-même, le propriétaire de la chaîne, y tenait beaucoup. Un salaire astronomique, disait-on encore, avait été mis sur la table (de même que pour Pascal Praud, officiant aussi sur CNews, et pour Léa Salamé, de France 2 et France Inter). Quelques mois plus tard, l’affaire est faite : la journaliste et la chaîne ont annoncé, vendredi 20 février à la mi-journée, leur prochaine collaboration, qui démarrera à la rentrée.

« Sonia Mabrouk est une très bonne journaliste, que j’avais déjà embauchée en 2013, avec l’équipe de l’époque, à Europe 1, se réjouit Fabien Namias, le directeur général de BFM-TV. C’est quelqu’un qui a la capacité de faire venir à son micro toutes les sensibilités politiques, mais aussi toutes les composantes de la société. » S’il est acquis qu’elle présentera un nouveau rendez-vous politique, sa place sur l’antenne reste à déterminer. Sonia Mabrouk n’est pas censée prendre en charge l’interview politique matinale, qu’elle assurait sur Europe 1 en plus de son émission de la mi-journée sur CNews. Celle-ci reste aux mains d’Apolline de Malherbe, la présentatrice de la matinale de RMC.

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