
Alors que s’ouvre, vendredi 16 janvier, un nouveau cycle de discussions sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a affirmé vouloir continuer d’avancer « dans un dialogue respectueux de chacun, sans passage en force mais sans paralysie non plus », en ouverture de cette réunion à l’Elysée avec l’ensemble des forces politiques de l’archipel, à l’exception du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), qui a refusé de se rendre à Paris.
Le chef de l’Etat entend poursuivre le dialogue avec les élus calédoniens et « apporter des clarifications sur l’accord » de Bougival validé en juillet par l’Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes, selon la présidence de la République.
Cet accord, qui prévoit la création d’un Etat de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française, a toutefois été rejeté dès août par le FLNKS. « Même en l’absence constatée du FLNKS, cela vaut la peine de continuer à avancer, ne serait-ce que parce qu’il y a une forte attente de la population calédonienne » et pour « redonner des perspectives à la Nouvelle-Calédonie » après les graves violences du printemps 2024, qui ont fait 14 morts et rendu l’économie de l’archipel exsangue, a expliqué l’entourage du président à la presse.
Après la rencontre de l’Elysée, les discussions doivent se poursuivre durant le week-end autour de la ministre des outre-mer, Naïma Moutchou, avec l’objectif d’arriver lundi au plus tard à un « document qui viendrait apporter les explications et éclaircissements » attendus par les différents acteurs qui ont signé l’accord du 12 juillet, selon un conseiller présidentiel.


