
L’avocat d’un des accusés incarcéré quelques jours avant l’audience, six téléphones retrouvés dans des cellules du quartier d’isolement de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) avant l’arrivée d’un des chefs de la DZ Mafia, des écoutes laissant craindre la préparation d’une « action criminelle » : le procès qui s’ouvre lundi 23 mars devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, s’annonce à haut risque.
Des mesures de sécurité présentées comme « sans précédent » vont encadrer durant trois semaines le transfert et la comparution de six accusés, parmi lesquels figurent quelques-uns des pères fondateurs présumés de la DZ Mafia. C’est le premier grand procès de l’organisation criminelle marseillaise, même si le double assassinat jugé par les cinq magistrats de la cour d’assises spéciale remonte au 30 août 2019, soit trois bonnes années avant l’apparition même de l’appellation « DZ Mafia ».
Lorsque, ce jour-là, la femme de ménage de l’hôtel Formule 1 de la vaste zone commerciale de Plan-de-Campagne, entre Marseille et Aix, ouvre la porte de la chambre 120, elle découvre le corps ensanglanté de deux hommes, exécutés dans leur sommeil. Les caméras de vidéosurveillance de l’établissement montrent qu’à 5 h 30 il n’a fallu que deux minutes et demie à deux silhouettes noires et encagoulées pour descendre d’une Clio, entrer dans l’hôtel en composant un code, tâtonner pour trouver la chambre 120, dont ils vont ouvrir la porte à l’aide d’un second digicode, et en ressortir avant de s’engouffrer dans leur voiture.
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