Question à un expert
Lorsqu’un assuré prête son véhicule, il engage à la fois sa responsabilité personnelle et celle de son contrat d’assurance. En cas d’accident impliquant un conducteur occasionnel, les conditions d’indemnisation, les éventuelles sanctions financières ainsi que l’impact sur le coefficient de réduction-majoration dépendent directement des garanties souscrites.
En assurance automobile, seules les personnes déclarées au contrat bénéficient automatiquement de la couverture. Toutefois, certains contrats autorisent le prêt de volant à des conducteurs occasionnels, sous réserve de conditions strictes. Ces conditions doivent être examinées avec attention : le prêt peut être limité aux membres de la famille, exclure les conducteurs titulaires du permis depuis moins de trois ans, ou encore s’accompagner d’une franchise majorée en cas de sinistre. Dans tous les cas, le conducteur doit être titulaire d’un permis de conduire valide.
En cas d’accident responsable, le malus est appliqué au titulaire du contrat, même s’il n’était pas au volant au moment des faits. Il doit également s’acquitter de la franchise, laquelle peut être augmentée, notamment lorsque le conducteur occasionnel est un jeune conducteur. En cas d’infraction routière, les amendes et les retraits de point peuvent aussi lui être imputés si le conducteur n’est pas clairement identifié.
Clause de conduite exclusive
Selon les contrats, la garantie corporelle du conducteur peut être étendue à la personne qui conduisait le véhicule lors de l’accident, permettant ainsi la prise en charge de ses blessures. Sans cette extension, le conducteur occasionnel peut se retrouver insuffisamment protégé.
Certains contrats prévoient une clause de conduite exclusive, interdisant formellement le prêt du véhicule, y compris en cas de nécessité. Ce type de clause concerne notamment les véhicules haut de gamme, de collection ou à usage professionnel. En contrepartie, la prime d’assurance est généralement réduite. En cas de non-respect, l’assureur est en droit de refuser toute indemnisation.
Il vous reste 18.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


