
Sous la casquette noire, deux yeux noisette, et des larmes. Shahrbanoo Sadat ne s’est pas encore remise. La veille, jeudi 12 février, lors de la soirée d’ouverture de la Berlinale, le troisième long-métrage de la cinéaste afghane, No Good Men, a été projeté dans la salle du Berlinale Palast. C’est un peu comme si sa vie avait défilé sur l’immense écran. Avec humour et lucidité, cette romance interroge la possibilité, pour une femme afghane, de rencontrer un homme bien : respectueux, aimant et non violent.
La réalisatrice trentenaire interprète le personnage principal, Naru, une femme séparée de son mari. Seule opératrice vidéo dans une chaîne de télévision à Kaboul, elle est cantonnée aux micro-trottoirs et aux problèmes conjugaux, dans des shows en direct qui paraissent surréels pour un spectateur occidental. Le récit s’est pourtant nourri du vécu des femmes. « Je veux capter la réalité », explique la scénariste. Dans No Good Men, l’idylle naissante entre Naru et un journaliste se trouve percutée par le retour des talibans, en août 2021.
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