La journaliste Nathalie Saint-Cricq, à Paris, le 4 septembre 2024.

« Alias Benito » : cet aparté ironique, destiné à faire sourire ses collègues aux dépens d’Eric Ciotti, n’aurait jamais dû parvenir aux oreilles des téléspectateurs de la chaîne Franceinfo. Mais dimanche soir, le micro de l’éditorialiste politique de France Télévisions Nathalie Saint-Cricq n’était pas coupé quand elle a fait ce rapprochement entre le chef de l’Union des droites pour la République (UDR), arrivé en tête du premier tour des élections municipales à Nice, et Benito Mussolini, le fondateur du Parti national fasciste italien et dirigeant du pays pendant une vingtaine d’années jusqu’en 1945.

Les excuses qu’elle a aussitôt présentées, en direct, à l’ancien président du parti Les Républicains pour ses « propos inappropriés et déplacés qui relèvent d’un manque de discernement » n’y changeront rien : Mme Saint-Cricq n’apparaîtra plus à l’antenne jusqu’à dimanche 22 mars inclus, a décidé Philippe Corbé, le nouveau directeur de l’information de France Télévisions, comme l’ont révélé nos confrères du Parisien.

La chaîne a eu beau, à son tour, présenter ses excuses sur les réseaux sociaux, les commentaires n’ont pas manqué de proliférer, lundi matin sur plusieurs médias privés, pour condamner cette saillie et dénoncer l’hostilité supposée de l’audiovisuel public pour la droite de l’échiquier politique. Le parti d’Eric Ciotti en est particulièrement persuadé : c’est lui qui est à l’origine de la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, en pause jusqu’au 23 mars.

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