
Le FSB (renseignement intérieur) va bientôt disposer de pouvoirs simplifiés pour imposer des coupures de services de communication sur le territoire russe, à la suite de l’adoption d’une nouvelle loi par le Parlement ce 17 février, rapporte l’agence d’Etat TASS.
Jusqu’à présent, le FSB devait justifier les demandes de coupure auprès des opérateurs. Le nouveau texte, qui doit encore être signé par Vladimir Poutine, supprime cette obligation. Le texte, initialement introduit par le gouvernement russe en novembre, a par ailleurs été durci par les députés. A l’origine, seule la sécurité du public pouvait être un motif légitime pour demander une coupure, alors que la version adoptée note que la liste complète des motifs possibles fera l’objet d’un décret du gouvernement qui ne sera pas rendu public.
Coupures récurrentes
Les coupures de services et les perturbations d’Internet sont très courantes en Russie, depuis le début de la guerre contre l’Ukraine. Depuis plusieurs mois, les autorités cherchent par exemple à restreindre ou à bloquer des fonctionnalités des messageries WhatsApp et Telegram, pour inciter les utilisateurs à installer Max, une messagerie non sécurisée présentée comme « 100 % russe ».
Depuis une semaine, ces restrictions font l’objet de vives critiques, y compris au sein de l’armée russe, dont les soldats utilisent énormément Telegram, en particulier pour communiquer entre eux.



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