Mort d’un milicien loyaliste sur le front de Cordoue, en Espagne, début septembre 1936.

La légende Capa n’en finit pas de se réécrire. Sept décennies après sa mort, la courte carrière de Robert Capa (1913-1954) demeure une mine d’or pour les historiens de la photographie. Après la redécouverte des négatifs perdus de la « valise mexicaine », après la révélation d’une probable mise en scène de sa célèbre photographie du républicain espagnol « tombé » sous ses yeux, le Musée de la Libération de Paris ajoute un nouvel épisode : il dévoile des archives filmées qui le montrent en pleine action.

Ce scoop conclut une exposition riche d’une soixantaine de tirages d’époque, et de nombreux magazines illustrés, de Vu à Life. Solide évocation du destin rocambolesque de celui qui cofonda l’agence Magnum après-guerre et mourut en 1954 lors d’un reportage sur la guerre d’Indochine. On y découvre les premiers pas à Paris, au début des années 1930, de l’exilé hongrois Endre Ernö Friedmann, en héros du photo-roman Le Tueur au boomerang. On le retrouve, sous son pseudonyme de Robert Capa, aux côtés de la photographe Gerda Taro (1910-1937), sur le front de la guerre civile espagnole ; puis au premier plan du débarquement de juin 1944. Il fait escale à Hollywood, aussi, amoureux d’Ingrid Bergman (1915-1982) et photographe de plateau.

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