
Une pause inattendue, bienvenue tant pour les finances du pays que pour le gouvernement. Après des années de hausse continue, la dette publique française s’est un peu repliée en fin d’année 2025. Alors qu’elle paraissait sur le point de franchir le cap des 3 500 milliards d’euros, elle a diminué de 23,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent, pour revenir à 3 460,5 milliards d’euros fin décembre, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiés vendredi 27 mars. Un montant qui reste énorme, difficile à se figurer. Il représente 50 092 euros par Français, enfants compris. Ou encore 6 530 Salvator Mundi de Léonard de Vinci, le tableau le plus cher jamais vendu dans le monde – et unique, bien sûr.
Alors que la dette avait bondi de près de 67 milliards d’euros lors du trimestre précédent, elle a fléchi au dernier trimestre, en raison d’un léger désendettement de l’Etat et de la Sécurité sociale. Le mouvement semble toutefois tenir un peu du trompe-l’œil. La diminution de la dette brute, l’indicateur-clé, s’accompagne en effet d’une baisse de la trésorerie des administrations publiques, si bien que la dette nette, elle, augmente de 8,1 milliards d’euros en un trimestre, souligne l’Insee. « L’évolution trimestrielle de la dette prend en compte des aspects saisonniers », précise l’institut, qui incite à comparer les chiffres d’une année sur l’autre avant tout.
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