Le leader de Place publique et député européen Raphaël Glucksman lors d’un meeting de la campagne des municipales 2026 à Limoges, le 12 mars 2026.

Le député européen et leader de Place publique Raphaël Glucksmann a appelé jeudi 12 mars à Limoges la gauche « républicaine » à « rompre définitivement et sans retour possible avec Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise [LFI] », lors d’un meeting de soutien au candidat investi par le Parti socialiste (PS), le Parti communiste (PCF) et son mouvement.

« On ne combat pas pour la démocratie avec un ami des tyrans dans nos rangs », a affirmé M. Glucksmann, en déplacement dans cet ex-bastion socialiste au côté du premier secrétaire du PS, Olivier Faure, pour soutenir le candidat Thierry Miguel.

Une alliance de ce dernier au second tour avec le député LFI Damien Maudet, en lice avec Les Ecologistes, pourrait faire rebasculer à gauche la ville, passée à droite en 2014, après 102 ans de domination socialiste. Mais pour M. Glucksmann, LFI « ne veut pas faire gagner la gauche », et a pour « but » de « montrer notre dépendance à son égard ».

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« Nous sommes la famille politique de l’émancipation républicaine. Mélenchon, comme tous ceux qui le suivent, et tous ceux qui rient à ses blagues antisémites (…) sont exclus de cette famille de l’émancipation républicaine pour de bon », a-t-il ajouté, rejetant toute alliance ou fusion.

« Notre vie ne tourne pas autour de LFI », s’est agacé Olivier Faure

Début mars, Jean-Luc Mélenchon s’était dit « désolé » d’avoir mal prononcé lors d’un meeting le nom de l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, d’origine juive ashkénaze, promettant de ne plus recommencer.

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Questionné avant le meeting sur ce type d’alliance, Olivier Faure a de son côté botté en touche, expliquant « prendre les choses dans l’ordre ». « On est au premier tour d’une élection municipale, et vous nous posez la question du second tour. Et puis, on sera au second tour, vous nous poserez la question de la présidentielle (…), notre vie ne tourne pas autour de LFI », s’est-il agacé.

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A Limoges, où la droite avance divisée entre le maire sortant, Emile Roger Lombertie, et son adjoint aux finances, Guillaume Guérin, également président de la métropole, le candidat PS-PCF-Place Publique, Thierry Miguel, ancien commandant de police judiciaire, se revendique « d’une ligne de Raphaël Glucksmann à François Ruffin ».

Le Monde avec AFP

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