Rachel Scott dans le studio-atelier de Diotima, à New York, le 4 décembre 2025.

Les designers dignes d’attention ne sont plus légion à la fashion week de New York, où la saison automne-hiver 2026-2027 se déroule jusqu’au 16 février. Parmi eux, Rachel Scott, à la tête de deux maisons : Proenza Schouler, dont elle est officiellement directrice artistique depuis septembre 2025, et Diotima, le label qu’elle a créé en 2021.

La première a fait les grandes heures de la mode new-yorkaise dans les années 2000. Ses fondateurs, Jack McCollough et Lazaro Hernandez, l’ont quittée en 2025 pour rejoindre Loewe, à Paris. Le défi pour Rachel Scott consiste à prouver que, sans eux et après vingt-quatre ans d’existence, la marque (qui appartient à ses fondateurs et au fonds d’investissement Mudrick Capital Management) est encore pertinente. Lors de son défilé du 11 février, elle y est parvenue en injectant au chic un peu froid de la maison (tailleurs midi, robes longues) des aspérités suggestives (boutons décalés, fentes inattendues).

Dimanche 15 février, ce sera au tour de sa griffe Diotima de défiler. Avec ce projet « très personnel », la Jamaïcaine entend montrer que la culture et le savoir-faire caribéens n’ont pas moins de valeur que leurs équivalents européens. Comme en témoignent ses tops en résille, ses robes moulantes tricotées et ses tailleurs issus du vestiaire masculin, qui donnent à ses créations une dimension à la fois artisanale et sensuelle.

Il vous reste 85.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version