
Le dispositif Relance logement, d’emblée renommé « Jeanbrun », du nom du ministre du logement, est devenu effectif avec la publication de la loi de finances 2026, le 20 février. « Il y avait un consensus sur la nécessité à agir et à réaffirmer une volonté de produire des logements », salue Pierre Madec, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Les réponses ont tant manqué face à la crise du logement, accentuée depuis 2022 par une crise immobilière, que les chercheurs interrogés par Le Monde jugent très bienvenu que le gouvernement s’y attelle.
S’ils ne se risquent pas à des pronostics précis, ils estiment pouvoir décrypter le « Jeanbrun » à l’aune des dispositifs de défiscalisation de l’investissement locatif qui l’ont précédé : comme le Pinel, ouvert de 2014 à fin 2024, celui-ci accorde un avantage fiscal à un particulier ou à une société civile immobilière (SCI) qui s’engage (cette fois durant neuf ans) à mettre en location longue durée un appartement non meublé, pour un loyer plafonné, à des locataires qui en font leur résidence principale et qui ne dépassent pas un niveau de revenu prédéfini.
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