Le secrétaire à l’intérieur américain, Doug Burgum, lors d’une table ronde au BlackRock Infrastructure Summit, à Washington, le 11 mars 2026.

Le sujet a animé la conférence organisée du dimanche 8 au mercredi 11 mars, à Boca Raton (Floride) par la FIA, une fédération d’acteurs des marchés financiers : le Trésor américain pourrait-il intervenir directement sur les marchés pour freiner l’envolée du pétrole alimentée par la guerre au Moyen-Orient ?

Impensable, a répondu en substance Terry Duffy, le PDG de CME Group, opérateur du Chicago Mercantile Exchange, le plus important marché américain de produits dérivés sur les matières premières, du maïs à l’or en passant par le gaz et le pétrole brut. Au-delà du fait que « les marchés n’aiment pas les interventions gouvernementales », une implication directe du Trésor pour tenter d’influencer l’évolution du prix du baril pourrait se transformer en « calamité biblique », en sapant la crédibilité des investisseurs dans la capacité des marchés à fixer le prix des matières premières, a-t-il alerté.

Pourtant, l’hypothèse d’une telle intervention a bel et bien été débattue au sein de l’administration Trump, a reconnu, samedi 14 mars, Doug Burgum, le secrétaire à l’intérieur américain, interrogé par Bloomberg Television. Tout en admettant qu’« une intervention pour tenter de manipuler et de faire baisser les prix nécessiterait des capitaux énormes ». Et sans détailler par quel biais l’administration entendait agir.

Il vous reste 72.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version