Une station-service TotalEnergies à Saint-Léonard (Seine-Maritime), le 9 mars 2026.

Lundi 9 mars au matin, Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale du Transport Routier (FNTR), et Olivier Poncet, délégué général de l’Union Transport et logistique de France (TLF), étaient en visioconférence avec la cellule de crise montée depuis le début de la guerre en Iran par le ministère de l’économie et des finances. Comme tous les jours depuis une semaine.

Car l’inquiétude est vive au sein des entreprises de transport, dont le carburant est évidemment une composante-clé du coût global. Le gazole a atteint, lundi, la barre symbolique des 2 euros le litre en France, selon une moyenne calculée par l’Agence France-Presse, en hausse de 16 % depuis le 27 février. Le kérosène, qui oscillait autour des 800 dollars (688 euros) la tonne en Europe en début d’année 2026, a passé le seuil des 1 400 dollars depuis le 5 mars. Tour d’horizon des secteurs en première ligne de cette flambée.

Transport routier de marchandises : en quelques jours, un surcoût de 1 000 euros par camion

Le moral des patrons du transport routier n’était déjà pas au beau fixe avant le déclenchement du conflit, selon le dernier relevé du baromètre FNTR, publié le 20 janvier. L’étude soulignait que « 55 % des dirigeants se déclaraient insatisfaits de leur situation économique, un niveau comparable aux périodes les plus difficiles de la crise sanitaire ». L’envolée très brutale du prix du gazole n’arrange rien.

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