Dans un magasin Primark à Montpellier, en septembre 2025.

L’opération séduction commence. Primark a détaillé son plan d’expansion en France, mercredi 17 mars, lors d’une conférence de presse à Paris, quatre mois après que sa maison mère, Associated British Foods, conglomérat de l’industrie agroalimentaire coté à Londres, a dévoilé envisager se séparer de son enseigne d’habillement lors d’une scission. A l’évidence, cette opération boursière, qui doit séduire des investisseurs, impose à Primark de lever davantage le voile sur ses ambitions.

En dépit du recul de 1,2 % de ses ventes en 2025, à 10,8 milliards d’euros, la chaîne irlandaise aux 480 magasins vante désormais sa rentabilité (près de 12 % de marge opérationnelle) et défend le potentiel de son développement partout dans le monde.

« Nous sommes présents dans 18 pays. Ce n’est rien par rapport à nos concurrents », souligne Christine Loizy, directrice générale de Primark en France. De fait, ses principaux concurrents, Inditex, numéro un mondial de l’habillement, et le suédois H&M exploitent des magasins respectivement dans 214 et 79 pays. L’un et l’autre ont recours à la franchise pour planter leur étendard dans de nouvelles régions. Primark s’y essaye : le distributeur a signé sa première ouverture en partenariat dans la capitale du Koweït en octobre 2025. Fin janvier, son associé, le groupe Alshaya, a confirmé ouvrir trois autres magasins, notamment à Dubaï le 26 mars dans le Dubai Mall. Les salves de missiles et de drones iraniens qui s’abattent sur le territoire des Emirats arabes unis et tétanisent l’économie locale depuis fin février n’auraient pas amendé ce programme.

Il vous reste 59.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version