Antonio José Seguro s’exprime lors de son meeting de clôture, à Porto, au Portugal, le 6 février 2026.

Selon deux projections des télévisions nationales basées sur des sondages à la sortie des bureaux de vote, le socialiste modéré Antonio José Seguro, 63 ans, recueillerait 67 à 73 % des suffrages, contre 27 à 33 % pour le candidat d’extrême droite André Ventura et président de la formation Chega (« Assez »), et devrait donc succéder le 9 mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, en poste pendant dix ans.

Alors qu’André Ventura promettait une « rupture » avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans, le vainqueur, ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), annoncé s’est posé en candidat rassembleur et mis en garde contre « le cauchemar » dans lequel le pays risquerait de se trouver si son adversaire l’emportait.

Après avoir passé une décennie en retrait de la vie politique, cet ancien député et ex-ministre avait remporté le premier tour avec 31,1 % des suffrages et s’est assuré depuis le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du premier ministre Luis Montenegro.

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Le chef du gouvernement minoritaire de droite, qui s’appuie au Parlement tantôt sur les socialistes, tantôt sur l’extrême droite, avait refusé de donner une consigne de vote pour le second tour après l’élimination du candidat soutenu par son parti.

M. Ventura avait quant à lui déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5 % des voix, confirmant ainsi la progression électorale de son parti, devenu la première force d’opposition à l’issue des législatives de mai 2025.

Rôle présidentiel surtout symbolique

En se lançant dans la course à la présidentielle, cet autoproclamé « candidat du peuple » cherchait surtout à « consolider sa base électorale » mais aussi à « s’affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise », avait expliqué avant le vote José Santana Pereira, professeur de sciences politiques à l’institut universitaire de Lisbonne à l’Agence France-Presse (AFP).

Si le rôle du chef de l’Etat portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées.

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Etant donné que « le gouvernement ne dispose toujours pas d’une majorité au Parlement », le nouveau président « restera au centre du jeu politique », a commenté le politologue Bruno Ferreira da Costa, de l’université Beira Interior à l’AFP.

Après le premier tour, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant une vingtaine de circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d’une semaine.

L’écrasante majorité des 11 millions d’électeurs au Portugal et à l’étranger était néanmoins appelée à voter dimanche et, malgré les craintes d’une démobilisation des électeurs, l’abstention devrait rester en ligne avec le taux de 47,7 % enregistré au premier tour, qui avait connu la plus forte participation depuis la présidentielle de 2006.

Le Monde avec AFP

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