Un véhicule de police contourne des voitures incendiées par des gangs armés et utilisées comme barricades lors d’affrontements avec les forces de sécurité haïtiennes, dans une rue à Port-au-Prince, le 16 janvier 2026.

La possibilité que le Tchad envoie des troupes en Haïti, évoquée de longue date, pourrait se concrétiser dans les semaines à venir. Selon des sources tchadienne et onusienne, N’Djamena prévoit de déployer environ 800 policiers et gendarmes à Port-au-Prince, contrôlé en quasi-totalité par des gangs, dont l’influence n’a cessé de croître depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.

Une source à la présidence tchadienne confirme, elle, qu’une « demande formelle pour le déploiement de 800 hommes » a bien été formulée par les autorités haïtiennes, mais qu’une « réponse officielle ne leur a pas encore été apportée ». Contacté, le porte-parole du gouvernement tchadien n’a pas souhaité commenter cette information.

Les éléments tchadiens sont attendus pour participer à la Force de répression des gangs (FRG). Le nouveau dispositif, parrainé par les Etats-Unis et le Panama, a été approuvé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 30 septembre. Créée pour une durée initiale d’un an, cette force internationale, qui est placée sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU) mais n’est pas une opération de maintien de la paix classique, est censée atteindre 5 500 membres devant être progressivement déployés à partir du mois d’avril. Elle sera notamment épaulée par un bureau onusien chargé de lui fournir un soutien logistique et opérationnel, dont les premiers cadres sont déjà arrivés à Port-au-Prince.

Il vous reste 67.91% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version