Assiste-t-on à la fin de l’envolée ? Après des années 2023 et 2024 déjà luxuriantes pour l’or, avec respectivement 13 % et 21 % de performance, l’once d’or (31 grammes environ) a vu sa valorisation s’envoler de 65 % en 2025. Cet actif ne bénéficie cependant pas des mêmes vents favorables en 2026.
Le cours du métal jaune a subi une véritable correction, le 30 janvier, notamment après l’annonce de candidature de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed), un homme dont la volonté affichée était de revaloriser le dollar. Par un jeu de vases communicants, les métaux précieux, qui bénéficient de la faiblesse de la monnaie américaine, ont dégringolé. Après avoir approché, le 29 janvier, une valorisation historique de 5 600 dollars (4 800 euros), l’once d’or a dévissé de 17 % pour retomber à 4 660 dollars au 2 février.
Accessible historiquement sous forme physique, par des lingots, des barres ou des pièces, l’or souffre d’une financiarisation croissante qui le rend plus fluctuant. Nombre de fonds indiciels comme les ETF (pour exchange traded funds), qui répliquent passivement la performance de cet actif, sont désormais commercialisés par des gestionnaires tels que Amundi, BlackRock ou WisdomTree. Ils permettent de suivre fidèlement le cours de l’or, sans en détenir directement.
Certains de ces fonds sont assortis d’effet de levier, qui multiplie les gains et pertes jusqu’à cinq fois la mise. « L’or n’est pas un actif volatil par nature, mais devient vulnérable à des mouvements financiers importants. Or, les fonds spéculatifs ont vendu leurs parts dans ces ETF pour générer des gains importants. Ce retrait soudain d’argent a amplifié mécaniquement cette chute », analyse Christopher Dembik, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.
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