Trois membres d’équipage d’un navire marchand thaïlandais attaqué par l’Iran dans le détroit d’Ormuz sont toujours « portés disparus »

Le vraquier Mayuree-Naree , dans le détroit d’Ormuz, le 11 mars 2026.

Le vraquier Mayuree-Naree a été « frappé par deux projectiles d’origine inconnue » qui « ont endommagé la salle des machines du navire et provoqué un incendie », avait fait savoir mercredi soir l’armateur Precious Shipping dans un communiqué.

« Nous n’avons toujours pas réussi à faire monter quelqu’un à bord, même si l’incendie a été éteint. Nous explorons différentes options pour y parvenir », a dit à l’Agence France-Presse le directeur général de l’armateur.

Les gardiens de la révolution iraniens ont confirmé mercredi avoir frappé le Mayuree-Naree ainsi qu’un navire battant pavillon libérien après qu’ils eurent « ignoré les avertissements ». Le commandant des forces navales iraniennes Alireza Tangsiri a écrit sur X que « tout navire voulant passer » par le détroit d’Ormuz « [devait] obtenir l’autorisation de l’Iran ».

« Nous dénonçons les violences commises à l’encontre des navires commerciaux », a déclaré lors d’un point presse le porte-parole adjoint du ministère des affaires étrangères thaïlandais, Panidol Patchimsawat. « Nous faisons tout notre possible pour retrouver les trois personnes disparues », a-t-il poursuivi, précisant que tous les navires thaïlandais avaient désormais quitté le détroit stratégique.

Les vingt autres marins à bord, tous de nationalité thaïlandaise, « ont été évacués en toute sécurité et se trouvent désormais à terre, à Oman », a-t-il ajouté.

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