
Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a réalisé une contre-performance inattendue au premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars : soutenu par le Parti socialiste (PS), les communistes, Génération.s, Nouvelle Donne et Place publique, il n’a recueilli que 27,68 % des suffrages dans la ville qu’il dirige depuis 2020.
L’ancien avocat bordelais est sorti de son bureau peu après 23 heures pour remercier, la mine grave et la voix incertaine, les 27 719 électeurs (sur un peu plus de 100 000 votants) qui lui ont permis de « virer en tête », « dans un contexte difficile de dégagisme et d’écolo-bashing », a-t-il énoncé dans une brève allocution. Des électeurs qui « se reconnaissent dans la nouvelle trajectoire que nous avons su faire prendre à notre ville » et « ont voté contre un retour en arrière, qui serait mortifère pour notre ville ».
Le maire sortant est talonné par l’ancien ministre Thomas Cazenave, qui, à la tête d’une liste d’union de la droite et du centre, a obtenu 25 617 voix (25,58 % des suffrages). Son QG de campagne s’est embrasé à l’annonce des résultats, où les « on va gagner ! » étaient repris en chœur. Le candidat macroniste, qui a voté dimanche sans passer par l’isoloir comme le règlement l’exige, voit dans ces résultats « un véritable désaveu pour Pierre Hurmic » et le signe que « l’alternance est possible ».
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