
Sous les applaudissements, elle pénètre, le poing tendu en l’air, dans la salle des mariages de l’hôtel de ville de Rennes. Maire sortante de la capitale bretonne, Nathalie Appéré (Parti socialiste, PS) a attendu la fin du dépouillement, dimanche 22 mars, pour célébrer sa victoire. La « plus belle », souffle l’édile de 50 ans, qui n’a jamais connu la défaite. Propulsée adjointe en 2001 par Edmond Hervé, maire (PS) de la ville de 1977 à 2008, l’élue est devenue députée en 2012 avant de s’imposer naturellement en maire de cet historique bastion de gauche en 2014.
La victoire de dimanche a cependant été la plus incertaine de sa carrière. Nathalie Appéré a mobilisé 43,78 % des votants, un score moins impressionnant que ceux de 2020 (65,35 %) et de 2014 (55,83 %). Cette fois, l’édile était concurrencée par la députée (La France insoumise, LFI) Marie Mesmeur, qui a convaincu presque 20 % des votants. Chef de file de l’opposition municipale et candidat (Horizons), Charles Compagnon a recueilli, lui, 36,38 % des suffrages. « Avec cette victoire nette, Rennes affirme sa fidélité à son histoire. Dans un monde incertain où beaucoup de communes voient progresser les idées conservatrices et réactionnaires, Rennes est la capitale bretonne de la gauche : une ville qui protège contre les replis et les rejets », clame Nathalie Appéré devant ses soutiens.
Il vous reste 81.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.


