
Une foule étalée sur plusieurs centaines de mètres de long s’est formée vendredi 27 mars, en fin d’après midi, à deux pas des arènes de Nîmes. Près d’un millier de personnes sont venues au conseil municipal de la ville pour assister à l’élection officielle du nouveau maire, Vincent Bouget, élu avec 42 voix,contre 11 pour Julien Sanchez (RN), une pour Franck Proust (LR) et 5 bulletins nuls. « C’est un jour historique et important pour la cité », explique Edith, une quinquagénaire qui n’a pas souhaité donner son nom, et qui a suivi de près « cette campagne tendue, avec la peur au ventre de voir le RN être élu dans notre ville. Participer à ce conseil d’installation, avec ma fille, est pour moi un moment important de ma vie de citoyenne. »
Pour l’occasion, le conseil municipal a été délocalisé dans le tout nouveau Palais des congrès de Nîmes afin de pouvoir accueillir les spectateurs. Il a aussi été retransmis sur grand écran. « C’est la première fois qu’autant de monde vient à un conseil municipal », insiste un des membres du protocole. Avec ses 140 000 habitants, la préfecture du Gard, qui était alors la plus grande ville aux mains du parti Les Républicains (LR), devient la plus grand commune dans l’escarcelle du Parti communiste français (PCF). Mais elle était aussi très convoitée par le Rassemblement national (RN). Dans le Gard, la formation d’extrême droite a, lors de ces élections municipales, conquis deux nouvelles villes de plus de 10 000 habitants, Vauvert et Bagnols-sur-Cèze. A Nîmes, son représentant, Julien Sanchez, a obtenu, au second tour, 37,52 % des voix.
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