Jean-Michel Aulas, candidat de la droite et du centre à Lyon, salue un passant place des Terreaux avant d’aller regarder le match entre l’OL et le Celta Vigo dans une brasserie voisine, le 19 mars 2026.

En position défavorable, à trois jours du second tour des élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas a joué le tout pour le tout, jeudi 19 mars au soir. Pour sa dernière intervention publique, le candidat de la droite et du centre a opté pour un format inhabituel. Chemise blanche, cravate noire, pochette et légion d’honneur au revers du costume, l’entrepreneur s’installe dans une brasserie de la place des Terreaux, tout près de l’hôtel de ville, pour regarder le match de football de Ligue Europa à la télévision, entre l’Olympique lyonnais (OL) et le club espagnol de Celta Vigo. Attablé avec quelques colistiers, en compagnie de l’emblématique ancien buteur du club Sonny Anderson, l’ex-président de l’OL sirote un Coca Zéro, entouré d’une foule mêlant soutiens et curieux de passage. Cette façon de délaisser pour un soir la loge présidentielle du Groupama Stadium fournit l’image d’un candidat détendu et accessible, dans une ambiance conviviale. Tout le contraire de sa campagne.

Pas sûr que ce moment de simplicité suffise à combler le retard du candidat de la société civile, à la reconversion politique inattendue. Auréolé de sa notoriété d’entrepreneur multimillionnaire, à l’origine des succès du club de foot sept fois champion de France, M. Aulas était le favori de tous les sondages depuis six mois. L’homme d’affaires avait réussi à cristalliser les colères contre la gouvernance écologiste et ses interminables travaux de voirie, aussi bien qu’à rallier tous les partis de la droite et de la Macronie (Les Républicains, Horizons, MoDem, Renaissance, UDI), trop heureux de trouver une incarnation porteuse. Sa dynamique s’est enrayée en quelques semaines. Les projets flous, des propos flottants, un débat télévisuel transparent ont fait douter de la capacité du candidat à offrir une vision claire de l’avenir de la ville, alors que l’union de la gauche, emmenée par le maire écologiste Grégory Doucet, animée par les députées Marie-Charlotte Garin (Les Ecologistes), Sandrine Runel (Parti socialiste), enchaînait les propositions concrètes.

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