Arnaud Deslandes à son arrivée à l'hôtel de ville de Lille, le 22 mars 2026.

Les visages commencent par se décrisper, on s’embrasse sans réaliser vraiment ce qui est en train de se passer. Quelques clameurs montent, timides d’abord. Puis ça éclate, les vivats, les applaudissements. A Lille, pour la première fois de la campagne, les socialistes semblent se lâcher enfin. Un groupe scande : « On les a pliés. » Dans la guerre des gauches, face à la France insoumise (LFI), le maire sortant Arnaud Deslandes (Parti socialiste, PS) vient d’être « largement » réélu à la tête d’une liste réunissant Les Ecologistes, le Parti communiste français et Place publique.

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On l’aura compris : c’est ce « largement » qui fait toute la différence de cette victoire. Si beaucoup la pronostiquaient, c’était plutôt avec prudence, le regard grave, la moue inquiète, encore sous le choc du premier tour où Lahouaria Addouche, candidate « insoumise » et inconnue, était arrivée à 3 points seulement derrière les socialistes (23,36 %, contre 26,26 %), à la surprise générale. Cette fois, la liste d’Arnaud Deslandes remporte le scrutin avec 49,33 % des votes, contre 33,70 % pour LFI.

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