Le victorieux candidat Renaissance et de l’union de la droite, Thomas Cazenave, à Bordeaux, le 22 mars 2026.

Après avoir mis fin à soixante-treize ans de règne de la droite et du centre en 2020, le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, a dû s’avouer vaincu, dimanche 22 mars. L’écologie n’aura donc été qu’une parenthèse dans la ville girondine.

Lire aussi | EN DIRECT, résultats des municipales 2026 : Jean-Luc Mélenchon est « le boulet de la gauche », selon Olivier Faure ; Boris Vallaud appelle le PS à sortir de « l’ambiguïté stratégique »

Il est un peu plus de 22 heures lorsque M. Hurmic surgit dans les salons du palais Rohan, la mine sombre. Elu de peu en 2020, celui qui apparaissait comme le maire écologiste le mieux placé pour être réélu est battu de peu. La gorge serrée, les yeux humides, l’avocat annonce devant ses supporteurs la victoire du macroniste Thomas Cazenave, qu’il vient d’appeler, avec 50,95 % des suffrages. Il adresse au futur maire ses « vœux de réussite pour le mandat qui s’ouvre ». Un peu plus tard devant les militants, M. Hurmic se dira « fier du travail accompli », invitant ses supporteurs à être « dignes dans la défaite ». « Demain est un autre jour, la vie politique continue », promet le septuagénaire.

Parti tardivement en campagne, le maire sortant, allié au Parti socialiste (PS), au Parti communiste français ainsi qu’à Génération.s, Nouvelle Donne et Place publique, a misé sur son bilan, insistant sur la baisse du trafic automobile et de la pollution. « Mais il n’a pas su résister à la dévalorisation des Verts et au rejet de l’écologie punitive, qui est un phénomène national », analyse l’ancien député socialiste de la Gironde Gilles Savary, alors que plusieurs villes dirigées par les écologistes ont basculé dimanche, notamment Bègles, limitrophe de Bordeaux, bastion écologiste depuis trente-sept ans.

Il vous reste 67.39% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Leave A Reply

Exit mobile version