La maire de Besançon, Anne Vignot  (Les Ecologistes), et Séverine Véziès (La France insoumise), à Besançon, le 16 mars 2026.

A gauche, la mobilisation se fait générale pour « sauver le soldat Vignot ! » dans la préfecture du Doubs. Ou presque. Car chez nombre d’électeurs proches du Parti socialiste (PS), l’alliance politique conclue dans la nuit du dimanche 15 mars au lundi 16 mars entre la maire, Anne Vignot (Les Ecologistes), de l’ancienne capitale franc-comtoise et sa rivale Séverine Véziès (La France insoumise) a du mal à passer. Il faut dire qu’avant d’être désavoué dans le cadre de l’accord entre Olivier Faure, le premier secrétaire du PS et Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Ecologistes, Jean-Sébastien Leuba, le premier secrétaire fédéral PS du Doubs, avait justifié le dépôt de sa propre liste par son refus de tout accord avec La France insoumise (LFI). Déjà contraint par sa direction nationale de rejoindre la liste d’Anne Vignot à la seconde place, le voici désormais obligé de cohabiter avec Séverine Véziès et ses colistiers.

Mais quel autre choix s’offrait à eux ? Alors que différents sondeurs suggéraient une quasi-égalité d’intentions de vote à 34 % ou 35 % au profit d’Anne Vignot et de son principal concurrent, Ludovic Fagaut (Les Républicains), ce dernier a bénéficié d’un double vote utile qui l’a propulsé à 40,13 % des suffrages tandis que la maire sortante stagnait à 33,37 %. Le principal de collège et premier vice-président du conseil départemental du Doubs, qui a notamment fait campagne sur l’ordre et l’armement de la police municipale, a bénéficié d’un vote utile au détriment du candidat Rassemblement national, Jacques Ricciardetti, relégué à 8 % et donc dans l’impossibilité de se maintenir. Autre postulant à la mairie aux voix siphonnées par Ludovic Fagaut, Eric Delabrousse (Horizons), professeur de médecine, a quitté la compétition avec 5,67 % des suffrages.

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