Arthur Mensch, fondateur français de la start-up d’intelligence artificielle Mistral AI, à Paris, le 4 février 2025.

« Les entreprises d’intelligence artificielle [IA] devraient payer une contribution pour accéder au contenu en Europe », a affirmé le directeur général de Mistral AI, Arthur Mensch, dans une tribune publiée dans le Financial Times vendredi 20 mars. Les sociétés qui, comme la start-up française, entraînent des modèles d’IA verseraient ainsi une contribution « liée aux revenus », c’est-à-dire un pourcentage de leur chiffre d’affaires, en compensation de leur « utilisation des contenus accessibles publiquement en ligne », explique le texte. La proposition intervient dans un débat très tendu entre les acteurs de l’IA et les industries culturelles.

Cette idée « protègerait l’activité et les revenus des ayant-droits et apporterait de la sécurité juridique aux fabricants d’IA », selon M. Mensch. Car pour le cofondateur de Mistral AI, le système en vigueur aujourd’hui « ne satisfait personne ». Actuellement, en vertu de la directive européenne sur le droit d’auteur, les détenteurs de droits peuvent refuser (« opt-out ») de voir leurs textes, images ou vidéos utilisés pour entraîner des IA. Mais cette organisation « s’est avérée impraticable dans les faits », selon le dirigeant : « Des oeuvres protégées continuent de se répandre de façon incontrôlée en ligne et les mécanismes créés pour les protéger sont incomplets, appliqués de façon inégale et trop complexes. »

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