
L’œnologue mondialement réputé Michel Rolland, consultant pour des centaines de clients sur toute la planète, est mort à l’âge de 78 ans, a annoncé vendredi 20 mars sa famille. Le « Gourou du vin », du titre de son livre paru en 2012, s’est éteint dans la nuit de jeudi à vendredi, d’une crise cardiaque, a précisé à l’Agence France-Presse sa fille Marie Rolland.
Né dans le Libournais, petit-fils de viticulteurs depuis plusieurs générations, Michel Rolland fait ses études à la faculté d’œnologie de Bordeaux.
Il fait ses premiers pas de consultant au début des années 1970, dans le Bordelais, avant d’étendre son activité au plan mondial, pour devenir la figure du « flying winemaker », aux conseils sollicités de la Californie à l’Argentine.
« Spielberg du vin »
Proche du célèbre critique américain Robert Parker, il contribue à la mondialisation des vins de Bordeaux, mais aussi, selon certains, à la standardisation de leur goût vers des profils boisés et charpentés.
« Parker a changé le paysage vineux mondial par une approche de la dégustation que personne n’avait avant lui. Il a eu l’idée d’un système de notation, critiqué peut-être, mais c’est le seul qui marche », disait Michel Rolland à l’occasion de la sortie du Gourou du vin, en estimant que Bordeaux « devrait lui ériger une statue ou baptiser une place “Robert-Parker” ».
En 2004, il obtient une stature médiatique mondiale après être apparu dans le documentaire Mondovino, de Jonathan Nossiter, pamphlet sur la globalisation du goût et la mondialisation de la production du vin. Le cinéaste-sommelier américain le qualifie de « corsaire espiègle » et de « Spielberg du vin ».


